Carnet de bord, WORKSHOP étudiant du 28 février à Mérignac

Départ en voiture, mercredi 27 février à 14h30 de l’ESEO direction Bordeaux (environ 4h de route à partir d’Angers). Nous sommes en équipe complète : Vincent JOUBERT, Benoît PERSONNIC et Benoît ROLANDEAU, sans oublier notre enseignant référent, Samuel POIRAUD.

Arrivée vers 18h30, nous nous installons dans l’hôtel et vérifions le fonctionnement du GPS de notre carte à l’intérieur d’une chambre (en corrélation avec une autre carte développée, entre autre par Samuel POIRAUD, au sein de l’ESEO).

Ce point mérite quelques explications, depuis le début de notre projet, l’utilisation d’un GPS était requise pour corriger la déviance des mesures de l’accéléromètre et du gyromètre (plus de détails : ici ou ici). Nous avons donc développé une version 1 (v1) de notre projet (plus de détails : ici) avec la création d’une carte électronique lors d’un mini-projet de 48h consacré au microcontrôleur. Or pour capter un signal correct avec le GPS, nous étions obligé de sortir du bâtiment de l’ESEO. Une question s’est alors posée : le GPS marcherait-il dans l’avion ? Nous avons donc emporté notre carte avec un petit programme pour allumer une LED lorsque les trames¹ reçues du GPS étaient exploitables dans le but de la tester dans l’avion.

Une des caractéristiques d’un GPS et qu’il a besoin d’un signal « plus fort » pour traquer (trouver) un signal que pour le suivre. Pour imager cela, prenons un exemple : nous allumons notre GPS dans un bâtiment, il essaye de traquer un signal pour pouvoir l’utiliser mais n’en trouve pas. La LED reste donc éteinte. Cette fois, nous allumons notre GPS à l’extérieur de ce même bâtiment, le signal est trouvé et la LED s’allume. Nous entrons et nous nous plaçons au même endroit où la dernière fois la LED ne s’allumait pas et cette fois, la LED reste allumé.

S’ensuit un diner avec les ingénieurs CNES, qui suivent les projets paraboles étudiants et lycéens, et l’équipe de Centrale Lille, la troisième équipe de l’école CRPG à Nancy n’étant pas encore arrivée.

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Jeudi 28 février, 8h30, nous nous rendons sur le site de Novespace où le programme de la journée nous est présenté :

8h30 : Accueil et distribution des badges
8h45 : Présentation du CNES (ici)
9h45 : Présentation de Novespace (ici) et d’une campagne de vols paraboliques. Visite de l’avion.
11h00 : Présentation de la documentation Novespace, du planning de la campagne et introduction à l’analyse des risques.
11h30 : Présentation du RACK
12h00 : Pause déjeuner
13h00 : Entretien avec le coordinateur de chaque expérience
15h00 : Conclusion

Suite à la présentation du CNES (ici) et de Novespace (ici), la campagne de vols nous est présentée. Elle se déroulera du 30 septembre au 11 octobre 2013.

La première semaine sera consacrée à la préparation du vol. Nous vérifierons alors que notre système est conforme aux exigences de Novespace en matière de sécurité (plus de détails ci-dessous). La présence d’une ou deux personnes est requise pour cette semaine.

La seconde semaine, un briefing de sécurité est présenté le lundi après midi, obligatoire si l’on souhaite voler.
La campagne est constituée de 3 vols répartis sur 3 jours (ou 4 jours) :
– Mardi matin : CRPG (Nancy)
– Mercredi matin : Centrale Lille
– Jeudi matin : ESEO
– Vendredi est un jour de backup, c’est-à-dire une plage de secours, dans le cas où un évènement (météorologique, par exemple) viendrait empêcher le décollage de l’A300-0G, un jour donné. Tous les vols seraient alors repoussés d’une journée (en gardant toujours le même ordre).

Un vol est dédié à chaque expérience, comprenant deux personnes dont un étudiant et un ingénieur du CNES. Dans le cas où l’expérience ne requiert pas la présence d’un membre du CNES, il peut laisser sa place à un deuxième étudiant. Il nous a été recommandé de prévoir trois personnes aptes à voler au cas où l’un d’entre nous, tomberait malade.

Un vol est constitué de 31 paraboles, effectuées de la manière suivante :
– 6 paraboles
– Pause de 5 minutes
– 5 paraboles
– Pause de 5 minutes
– 5 paraboles
– Pause de 8 minutes
– 6 paraboles
– Pause de 5 minutes
– 5 paraboles
– Pause de 5 minutes
– 5 paraboles

Suite à cette description, nous visitons l’avion, ce qui nous permet d’en savoir un peu plus sur ce fameux A300-0G.

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Pour faire voler l’appareil et effectuer les manœuvres, il faut trois pilotes par axe ! Un pour la poussée, un pour la tangage et un pour le roulis. Trois pilotes expérimentés, qui décrivent le vol parabolique comme étant le pilotage le plus technique avec le ravitaillement en vol. Pourquoi l’avion n’est pas asservie (ne comporte pas de pilotage automatique) ? Deux raisons à cela : tout d’abord l’avion est équipée de commandes mécaniques et non électriques, de plus, le développement d’une telle application coûterait beaucoup trop cher. En 2014, l’A300-0G, pour pouvoir continuer de voler, devra subir des travaux de maintenance presque plus élevés que le prix de l’avion lui-même. D’où la raison de l’ouverture au public des vols paraboliques pour financer l’achat d’un nouvel avion (lui aussi à commande mécanique, donc toujours avec un pilotage humain).

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IMG_1173A bord de l’appareil, nous en profitons aussi pour effectuer deux tests dans le but de vérifier le fonctionnement de notre GPS. Tout d’abord nous allumons notre carte à l’extérieur de l’avion, attendons de recevoir un signal puis nous entrons dans l’appareil pour vérifier que nous gardons ce même signal. Ensuite nous éteignons la carte et recommençons l’opération et vérifions que nous pouvons traquer un signal directement dans l’avion. Les deux tests ont été concluant.

Après la visite, nous assistons à une présentation des différents risques qui peuvent être rencontrés à bord de l’appareil et donc à prévoir lors de la conception de notre système (plus de détails, ici). Présentation du RACK qui est un module rectangulaire qui se place sur les rails, il permet de maintenir des expériences ou d’isoler celle-ci dans un caisson étanche lors de l’utilisation de liquide, par exemple.

Sitôt la pause déjeuner terminé, nous rencontrons notre coordinateur, membre de Novespace et qui suivra notre expérience tout au long du projet. Il nous présente alors en détails les contraintes qui devront être appliquées à notre système (détails : ici) pour assurer la sécurité du vol. « S’il y a le feu ou si quelque chose explose dans l’avion, vous ne pouvez pas fuir ! », nous répète-t-on comme la maxime qui doit nous rappeler la prise en compte de tous les risques liés à notre système.

Après la réception de goodies dont une splendide casquette, nous repartons à 16h direction Angers.

Cette journée à Mérignac a été l’occasion de rencontrer les personnes rendant le projet Parabole étudiants possible. Nous souhaitons remercier Nicolas PILLET et Jean-Michel MARTINUZZI du CNES, et Novespace pour leur accueil chaleureux. Nous tenons aussi à remercier l’ESEO et tout particulièrement Samuel POIRAUD pour le soutien et l’intérêt qu’ils apportent à notre projet.

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1 : éléments d’un signal GPS, contenant entre autres, l’heure, la latitude, longitude, etc…

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